jeudi 1 février 2018

2001 l'odyssée de l'espace (Stanley Kubrick, 1968) 1/2

L'un des mystères de 2001 l'odyssée de l'espace a, à une époque, été de savoir si Pink Floyd avait réellement composé une musique pour le film et, conséquence de cela, si cette musique existait encore. C'était il y a près de 30 ans quand le film avait un peu plus de 20 ans et moi, et mes amis fans du groupe de rock progressif psychédélique, nous cherchions ce Graal. Certains bootlegs du groupe affirmaient que cela était la musique faite pour 2001, un morceau évidemment long qui s'appelait The Man. Parfois, nous décortiquions les morceaux existants pour les affecter à certaines séquences et scènes du film de Stanley Kubrick. A Saucerful of secrets (1968) aurait parfaitement collé avec la scène hallucinatoire en fin de film quand Dave traverse l'au-delà sidéral, notamment le solo de batterie de Nick Mason. J'imaginais que les compositions refusées auraient été utilisées dans les albums postérieurs au film. Ainsi, certains moments grandiloquents de Atom Heart Mother (1971) auraient bien collé à la valse de la nef astrale autour de la Terre. Pour la partie où l'on découvre la vie de Dave (Keir Dullea) et Frank (Gary Lockwood), la chanson Alan's Psychedelic Breakfast aurait été parfaite. Pour la partie de l'aube de l'humanité, le solo strident de guitare au milieu d'Echoes dans l'album Meddle (1970) aurait été adéquat.


Cela aurait donné un film tout autre, sans aucun doute moins bon. Je crois cependant que si j'aime autant 2001 l'odyssée de l'espace, c'est grâce à Pink Floyd, les créateurs de la chanson Astronomy Domine (1967). Je revois depuis 25 ans le film très régulièrement, chaque fois avec un émerveillement inégalé. Aujourd'hui que le film a 50 ans, je me rends compte que je n'ai rien à écrire sur le film, en tout cas rien de plus que les 120 pages écrites par Michel Chion dans son livre sur Kubrick. Mais chaque fois, j'élabore des théories que finalement je garde pour moi. Pour poursuivre sur la musique, je n'en reviens jamais de deux moments que j'admire. Plus que Ainsi parlait Zarathoustra sur les simiesques qui brisent les crânes avec ces lourdes percussions, je préfère le douceur de l'adagio du soviétique Aram Katchatourian tiré du finale de Gayaneh, une mélodie toute en douceur parfois à peine audible, une mélopée pour la mélancolie des deux astronautes en route pour Jupiter. Stanley Kubrick filme leur vie quotidienne, les repas lyophilisés, les parties d'échec, le repos après le sport. J'ai toujours trouvé cette séquence d'une grande beauté et d'une grande tristesse. Inversement, les vocalises composées par György Ligeti me plonge dans une incroyable joie tout autant que le Danube bleu.



















































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