jeudi 1 février 2018

2001 l'odyssée de l'espace (Stanley Kubrick, 1968) 2/2

La partie ultime de 2001 l'odyssée de l'espace quand Dave se retrouve seul dans son vaisseau au-delà de Jupiter en partance vers l'infini avec les thèmes de György Ligeti sont les plus beaux moments du film. J'attends cet épilogue halluciné avec impatience. Il faut patienter deux heures pour découvri cette séquence, je me suis toujours plu à regarder le film dans son intégralité. Les yeux de Keir Dullea pris en très gros plans et colorés, clignant légèrement alternent avec ces paysages également colorés dans un immense travelling vers l'avant, vers la dernière frontière. Un effet miroir sur les paysages, une avancée vers l'inconnu et un voyage dans le temps inversé. Les yeux sont la forme la plus fascinante dans 2001 l'odyssée de l'espace. J'aime beaucoup dans la partie sur l'aube de l'humanité ceux des félins qui brillent dans la nuit, tournant leur regard vers le spectateur tels des spectres, ces félins sont bien moins inquiétants que l’œil rouge de Hal (hal-lucination), le cerveau œil de la nef sidérale qui scrute partout, tout le temps, Dave et Frank dans un sens circulaire.


La forme ronde infinie est partout, les yeux des félins, les yeux des singes, la forme de Hal, la planète Terre, la Lune, la sphère du vaisseau, la roue sans dessus dessous dans le vaisseau, la boule pour sortir hors du vaisseau, l'œil de Dave, le fœtus final. La ligne droite n'est pas humaine, pas naturelle, pas visible. La ligne est celle du parallélépipède de ce monolithe noire. Une forme qui n'existe pas. Ce que j'ai toujours admiré dans le film de Stanley Kubrick est que personne ne parle jamais de Dieu, à moins que Hal dont le cerveau est composé également de lignes droites soit Dieu, on découvre ce cerveau quand Dave va tuer cet ordinateur qui se comporte comme un Dieu, détruisant la vie non seulement de Frank mais aussi des trois autres astronautes cryogénisés. J'aime beaucoup justement la disparition de Frank, ce silence incroyable quand Dave est hors du vaisseau spatial. L'une des choses les plus complexes au cinéma est justement de créer du silence, complet et funèbre. J'ai souvent vu 2001 l'odyssée de l'espace mais une seule fois au cinéma, projeté en 35 mm lors de la ressortie du film en 2001.















































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