Proxima
(Alice Winocour, 2019)
Chanson
douce (Lucie Borleteau, 2019)
Knives
and skin (Jennifer Reeder, 2019)
A
couteaux tirés (Rian Johnson, 2019)
Le
Mans 66 (James Mangold, 2019)
Je
suis un peu embêté dans cette deuxième quinzaine de novembre parce
que aucun de ses films ne m'ont donné vraiment envie d'écrire.
Prenons
Proxima, a priori un sujet qui peut me passionner, la conquête
spatiale, l'idée du voyage intersidéral mais le film reste dans la
minuscule fiction familiale sur les rapports maman fillette. Je me
suis demandé pendant la dernière demi-heure comment aurait-pu être
le récit si l'astronaute avait eu un garçon plutôt qu'une fille.
Quant on en est à se poser ses questions c'est que le film ne va
pas. Quant à la part documentaire du film, c'est encore plus
plan-plan. D'abord, elle passe par une voix off ensuite parce que
j'avais vu Thomas Pesquet l'étoffe d'un héros sorti en août.
Tout ce qu'on voyait dans ce film se retrouve dans Proxima.
J'aime
beaucoup Karin Viard mais j'ai l'impression qu'on ne veut lui donner
que des rôles border line. Cette nounou est bizarre, ça se voit dès
l'affiche du film de Chanson douce (sous le vernis qui se
craquelle se cache quelque chose d'inquiétant). Là, j'ai pensé à
Tatie Danielle (diable, le film a déjà 30 ans), à cette
femme indigne persuadée qu'elle a raison. Bref, il faut offrir des
nouveaux personnages à Karin Viard.
Impossible
de ne pas penser à David Lynch devant Knives and skin. Tiens,
la dernière fois que j'ai vu un film de David Lynch c'était en 2001
et je vais continuer comme ça, y compris avec ses succédanés.
J'adore
les films à la Agatha Christie (c'est dû à une tradition
familiale, je les regardais avec ma mère, bien évidemment en VF). A
couteaux tirés, avec son lot d'acteurs has been et never been,
ressemble à ces vieilles choses que tournait Peter Ustinov mais le
récit est trituré dans tous les sens pour faire moderne. La scène
de crime vient en courts flash-backs dans une veine tentative de
créer du suspense. Tiens, l'actrice principale vomit quand elle
ment. Voilà l'idée la plus médiocre vue depuis un bon bout de
temps.
Le
Mans 66 s'appelle en VO Ford v. Ferrari. Effectivement, le
film a parfois un côté John Ford. J'imaginais bien par moment John
Wayne dans le rôle de Matt Damon et Ward Bond dans celui de
Christian Bale. Les rapports entre eux rappellent les Ford des années
fécondes (1946 – 1955) composés de franche camaraderie, de
disputes flamboyantes et de souvenirs partagés. Le film de James
Mangold a une patine agréable. En revanche, le côté Ferrari,
c'est-à-dire les courses automobiles sont ennuyeuses comme un
tartine de rillettes du Mans sans pain frais.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire