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mardi 21 février 2017

Tarzan et les Amazones (Kurt Neumann, 1945)

Jane est de retour. Elle était absente des deux films précédents (Le Triomphe de Tarzan et Le Mystère de Tarzan). La brune Maureen O'Sullivan n'a pas rempilé et est remplacée par la blonde Brenda Joyce. Elle revient après avoir passé deux ans en Angleterre. C'est en habit civil, et non en tenue de la jungle, qu'elle débarque d'un bateau. Tarzan (Johnny Weissmuller) et Boy (Johnny Sheffield) viennent l'accueillir sur le quai du fleuve.

Jane n'arrive pas seule au milieu de la savane. Elle est accompagnée de six scientifiques venus explorer la région nord. Sir Guy Henderson (Henry Stephenson) mène cette expédition où l'on trouve un biologiste, un taxidermiste, un astrologue et un photographe. Henderson, vieil utopiste passionné d'Afrique, décide d'embaucher comme guide Ballister (Barton MacLane), baroudeur que Cheeta vient taquiner quand il se rase dans sa cage, ce qui le met en colère.

Les savants auraient dû aller au nord, mais ils changent leur destination. Tout ça à cause d'un bracelet en or trouvé là. Or ce bracelet n'aurait jamais dû être découvert. C'est Cheeta, ce chimpanzé espiègle, qui l'a emmené. Et ce bracelet appartient à une Amazone que Tarzan et Boy ont croisé juste avant leur départ pour la ville. La jeune femme, portant peau de léopard, arc et flèches, était poursuivie par une panthère. Tarzan l'a sauvée.

Cette jeune Amazone vient de la cité de Palmyra, un lieu tenu secret depuis des siècles du reste de la civilisation. Où ça se trouve ? Derrière la montagne de Tarzan, tout simplement. Pour y accéder, il faut grimper un chemin escarpé et rocailleux. Tarzan ramène la jeune femme dans sa cité, en la portant car elle est blessée. Il interdit à Boy de le suivre mais le garçon l'observe, à une certaine distance, désormais lui aussi connaît le secret de Palmyra.

Quand Tarzan pénètre dans la cité cachée, des dizaines d'Amazones le reçoivent les flèches à la main. Il faut dire que la grande prêtresse (Mme. Maria Ouspenskaïa, comme la crédite le générique), vêtue d'une longue robe parsemée de pierres précieuses, vient d'annoncer que leur Dieu vient d'ordonner de tuer tous ceux qui rentrent dans Palmyra. Tous, sauf Tarzan, faut pas exagérer quand même. Car le roi de la jungle a promis de garder le secret.

Seulement voilà, Palmyra est blindée d'or et d'autres joyaux. Cela attise les convoitises de Ballister qui a tôt fait de convaincre les savants d'aller dans la cité. Pas de chance, Tarzan ne veut pas les guider. Au contraire, il se fâche tout rouge contre eux. Ballister, nerveux, impulsif, violent, a tué d'un coup de feu une lionne qui ne faisait que défendre ses deux lionceaux. Les scientifiques ont sympathisé avec Boy, lui apprennent des choses, mais Tarzan interdit à Boy de les fréquenter.

Le garçon va commettre l'irréparable, les guider à Palmyra. Là-bas, l'accueil n'est pas fameux. Ils sont fait prisonniers et Boy sera condamné à mort par la grande prêtresse. C'est sans compter sur Cheeta (elle n'arrête pas d'embêter Ballister dans les sursauts comiques du film) qui va alerter Tarzan. Moralité du film qui s'adresse essentiellement aux enfants : il faut toujours obéir à ses parents qui ont toujours raison sans quoi les conséquences peuvent être fort fâcheuses.





















lundi 28 novembre 2016

Le Mystère de Tarzan (William Thiele, 1943)

Sorti 10 mois après Le Triomphe de Tarzan et toujours mis en scène par l'Allemand William Thiele, Le Mystère de Tarzan commence par une requête de Jane toujours en Angleterre pour aider les troupes alliées. Elle a fait expédier une lettre qui demande à Tarzan (Johnny Weissmuller) de trouver le remède miracle qui avait guéri Boy (Johnny Sheffeild). Dans son courrier, que lit le fiston puisque le roi de la jungle ne sait pas lire, Jane recommande à Tarzan de venir seul, mais Boy ment car il veut accompagner, avec Cheetah, son père.

Le trio quitte, à pieds et en pagne, la jungle pour rejoindre le désert du Sahara. Tandis que les bédouins en dromadaires se déplacent bien à l'abri sous leur combinaison, Tarzan et Boy restent torse nus à griller au soleil. Pas une seule insolation, pas un seul tournis, pas un coup de soleil, voilà sans doute le mystère du titre. Lors du voyage, ils rencontrent un cheval, un étalon sauvage que les sbires du cheikh local veulent capturer pour lui en faire cadeau. Mais Tarzan épris de liberté et de fougue libère le fier animal.

Puis ils croisent une femme américaine. Connie Bryce (Nancy Kelly) est une femme indépendante (elle porte des pantalons, toutes les autres femmes dans les Tarzan étaient en robe), une foraine dont l'attraction est de faire des tours de prestidigitation. Alors qu'elle en exécute un pour les bédouins, Tarzan intervient et les fait fuir. Et voilà qu'ils partent tous ensemble, malgré la mauvaise humeur de Connie, suivis du fier destrier que montent Boy et Cheetah. Puis Connie comprend les bonnes intentions de Tarzan et se prend de sympathie pour lui.

La brièveté du film (66 minutes) favorise un rythme rapide. Les deux méchants du film, l'un se fait appeler Hendrix, son vrai nom est Heindrich, complotent contre le fils du cheikh et accusent Connie de sa mort. Ils font mettre Tarzan en prison. Dans le finale, Boy est menacé par un reptile d'une redoutable taille puis se fait prendre dans une énorme toile tissée par une araignée géante, jusqu'à présent ce n'était que des animaux de la jungle qui étaient des menaces. Cette incartade dans le fantastique ainsi que Boy comme personnage principal, est le signe que le public visé est juvénile.

















dimanche 27 novembre 2016

Le Triomphe de Tarzan (William Thiele, 1943)

Cette septième aventure de Tarzan, toujours jouée par Johnny Weissmuller, aurait pu s'appeler « Tarzan fait la guerre aux nazis ». L'acteur et nageur, né en Autriche, se devait d'entrer dans l'effort de guerre. Simplement titré Le Triomphe de Tarzan, le film voit plusieurs changements majeurs par rapport aux six premiers. C'est désormais RKO qui produit la série, après la MGM, conséquence directe, Tarzan a un nouveau cri, copyright oblige) et Maureen O'Hara ne joue plus Jane. William Thiele est aux manœuvres, cinéaste allemand exilé après l'arrivée de Hitler au pouvoir, il s'en donne à cœur joie pour ridiculiser les nazis venus au beau milieu de la jungle troubler la vie de Tarzan.

Jane n'est pas là, elle est rentrée en Angleterre pour soigner les soldats bombardés par les missiles ennemis. Elle est absente mais Tarzan et Boy (Johnny Sheffiled) ne cessent de parler d'elle. Elle leur envoie une lettre (expédiée par avion directement) où elle leur raconte l'horreur de la guerre. Tarzan était resté jusque là neutre mais il est très colère. Les nazis ont envahi la cité de Palandria, une ville secrète qui ne figure sur aucune carte mais qui recèle de nombreuses richesses, et réduit les habitants en esclavage. Mais tant que les Allemands ne viennent pas occuper la jungle, Tarzan préfère ne pas s'en mêler. Tarzan est comme ce bon Président Roosevelt, il attend trop longtemps.

Seul sans sa maman, Boy ne fait que des bêtises. Avec Cheetah et Buli son éléphanteau, il s'aventure à descendre une falaise mais tombe. Le malheureux ! Une femme, venue de la cité secrète de Palandria et nommée Zandra (Frances Gifford) vient le sauver. On remarquera que son prénom est un peu celui de Tarzan à l'envers. On notera également que le film abandonne les tribus africaines et noires pour s'aventurer vers une colonie blanche et aux noms orientaux. Les frères de Zandra s'appellent Achmet ou Amir et son père Oman règne sur cette cité pacifique qui accueille les nazis en bonne foi. L'un d'eux avait été soigné des années auparavant par Zandra.

Tarzan est souvent laissé de côté et c'est Cheetah avec ses nombreux gags qui est au centre du film. Tarzan a recueilli, sans savoir qu'il est nazi, un des Allemands et le chimpanzé a volé l'antenne de la radio qui lui permettrait de communiquer avec Berlin (ah oui, tous les Allemands parlent anglais). A un haut gradé qui se vantait que les forts sont supérieurs aux faibles, William Thiele met sur le même plan les affreux nazis et Cheetah. Jusqu'à ce plan final où les généraux à Berlin écoutent le chimpanzé baragouiner dans le micro de la radio et affirment que c'est le Führer lui-même qui leur parle, j'avoue que Cheetah est souvent très drôle et les gags réussis.

C'est assez étonnant mais le scénario de Tarzan triomphe est l'un des mieux écrits jusqu'à présent. Certes, il faut s'accommoder des facilité narratives, de ces blancs au beau milieu de l'Afrique et de l'anglais que tout le monde parle. Le personnage de Zandra remplace avantageusement celui de Jane et on se demande même, quand Boy lui demande de porter la petite robe de sa maman, si Tarzan ne va pas tomber amoureux d'elle. L'une des scènes est subtilement esthétique, des petits singes capucins secouent les branches des arbres pour recouvrir Tarzan de feuilles afin que les nazis qui le pourchassent ne le trouvent pas. C'est très joli.